Tour Hebdo

« Je prends le temps pour recruter mes vendeurs »Article-Tour-Hebdo-17-fev-20121

Pour Christine LABORDE-TURON, créatrice du réseau DESIRS2REVES, la vente de voyages à domicile nécessite un accompagnement. Elle prône la transparence du modèle économique, entre le siège près de Bordeaux et les 10 vendeurs du réseau. Ils sont salariés 10heures par mois, comme l'oblige la loi, et perçoivent un pourcentage sur la marge. « Cela prend du temps de gagner sa vie en étant en dehors d'une structure », avoue- t-elle.

Avec 4 ans de recul sur l'activité, elle estime qu'il faut de 4 à 6 mois pour décoller, en partant d'un portefeuille de clients. « Mes vendeurs gagnent entre 110 et 1400 euros net par mois, en réalisant 600000 euros de volume d'affaires annuel et en dégageant entre 45000 et 60 000 euros de marge », précise-t-elle. Sur l'exercice 2011/2012, clos au 30 avril prochain, elle compte réaliser un volume global autour de 3 millions d'euros et un chiffre d'affaires autour d'1 million d'euros.

Installés à Lyon, Dijon, Bordeaux, Marseille, Rennes, Rennes, Paris, Biscarrosse et Cayenne, les vendeurs sont fortement investis dans la vie locale et disposent d'un bon réseau de relations. Ils réalisent à part égales des voyages pour des individuels et des groupes, sur le créneau moyen et haut de gamme. Grâce à l'adhésion de DESIRS2REVES à AS Voyages, ils bénéficient aussi de tous les outils nécessaires à leur métier : salle des marchés pour la billetterie aérienne, réceptifs référencés pour élaborer 80% des voyages, accès à Amadeus et au portail intranet Saphir.

Comme chaque année, en période de fin de bilan, Christine Laborde-Turon lance ses recrutements. Cap sur Paris, l'Est, Paca, le Nord et le Centre. La tâche n'est pas si facile. « Nous mettons beaucoup de temps à faire signer un candidat. Le profil débutant n'est pas compatible avec le métier de vendeur à domicile car il faut pouvoir travailler seul et être très disponible. L'agent de voyages classique, habitué à vendre des brochures, n'est pas non plus adapté, car il faut savoir bien acheter pour pouvoir dégager une marge intéressante. » A terme elle vise une vingtaine de vendeurs, pas plus, pour qu'ils puissent gagner leur vie correctement. Et « pour continuer à les réunir tous les 3 mois dans une structure à taille humaine », conclut-elle.

Catalina CUETO – TOUR HEBDO n° 1484 du 17 février 2012